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28 mars 2017

Aramis : une expérimentation inédite pilotée par Nexem, avec le soutien d’AG2R LA MONDIALE

La journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, qui se déroule le dimanche 2 avril 2017, est l’occasion de rappeler que la scolarisation à l’école ordinaire des enfants avec troubles du spectre de l’autisme (TSA), bien qu’en forte progression*, est insuffisante au regard des besoins. Des difficultés subsistent tant pour les enfants et leurs parents que pour les enseignants et les intervenants médico-sociaux. L’offre ne couvre pas la multiplicité des situations. La continuité des parcours à l’école primaire est difficilement assurée et l’inclusion pleine et entière correspond toujours à une attente forte.
Lancé en janvier 2016 avec l’Adapei de la Corrèze et le rectorat de Limoges qui en sont à l’initiative, le projet Aramis, piloté par Nexem, vise à développer une expérimentation en matière d’inclusion scolaire des enfants avec TSA. Elle sera déployée en septembre 2017 sur deux autres territoires. Environ 30 enfants avec autisme bénéficieront de la démarche.

Nexem pilote l’expérimentation d’un dispositif novateur et pleinement inclusif basé sur la méthode des « classes d’autorégulation » mise en place avec succès en Ontario (Canada) depuis une quinzaine d’années. Elle concerne les enfants diagnostiqués avec autisme manifestant des « comportements problèmes » envahissants. Ils viennent d’unité d’enseignement maternelle, d’institut médico-éducatif ou de l’école ordinaire. Grâce à cette méthode, les enfants sont scolarisés à temps plein en classe ordinaire à l’école primaire, avec des temps dédiés complémentaires où l’enfant travaille les difficultés comportementales et cognitives identifiées en classe entière.

Méthode cognitivo-comportementale d’apprentissage, l’autorégulation repose sur une démarche ABA conforme aux recommandations de la HAS et de l’Anesm. Elle s’articule autour de quatre grands principes pédagogiques :

  • l’enseignement de comportements adaptés pour diminuer les « comportements problèmes »,
  • l’acquisition de savoirs-être favorisant l’entrée dans les apprentissages,
  • l’autonomie progressive de l’enfant par l’estompage de la guidance,
  • la stimulation du sentiment de réussite des élèves (« renforcement positif ») et de l’enseignant.

Pour favoriser la généralisation et l’inclusion, ces principes s’appliquent dans tous les lieux de vie de l’école et à tous les élèves. Pour cela, la communauté éducative dans son ensemble (enseignants, accompagnants médico-sociaux, personnels périscolaires) est formée et accompagnée sur le terrain. Les professionnels sont ainsi outillés et mettent en oeuvre des pratiques communes. Un plateau technique rattaché à un établissement ou à un service médico-social, et constitué d’éducateurs spécialisés, d’aides médico-psychologiques et d’intervenants libéraux, est situé dans l’école. Les parents sont également associés et accompagnés.

L’expérimentation menée s’appuie sur un schéma de coopération territoriale volontariste et opérationnel qui soutient la collaboration entre l’Education nationale et les acteurs médico-sociaux. Le but du projet piloté par Nexem est de concevoir un modèle immédiatement transférable et pérenne qui permette de créer un dispositif en école primaire qui s’articule à l’existant pour favoriser l’émergence d’une offre globale, cohérente et non-segmentée. A ce titre, le dispositif sera scientifiquement évalué en 2018, puis modélisé pour favoriser un essaimage au bénéfice du plus grand nombre.

Découvrez la plaquette de présentation du projet Aramis

 

* 29 326 élèves en 2016, soit + 23 % depuis 2015 et 2,5 fois plus qu’en 2008 – Source : conférence nationale du handicap 2016