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11 octobre 2017

3 000 places créées en centres provisoires d’hébergement pour les réfugiés

Le gouvernement avait annoncé en juillet dernier un plan d’action relatif au droit d’asile et aux flux migratoires. Il vient de décider la création en 2018 de 3 000 nouvelles places de centres provisoires d’hébergement (CPH). Cela répond à la hausse du nombre de personnes en situation de vulnérabilité qui ont obtenu un statut de protection et à la nécessité d’accompagner les réfugiés vers plus d’autonomie, de formation professionnelle et vers un logement.

Malgré l’obtention du statut de réfugié, 13 000 personnes restent aujourd’hui hébergées dans les structures dédiées aux demandeurs d’asile. C’est dans ce contexte que le Premier ministre a présenté en juillet son plan migrants, comprenant la  création de nouvelles places en CPH. L’enjeu est de répondre aux défis migratoires par une politique d’accueil ambitieuse et une lutte contre l’immigration irrégulière plus résolue. La création de nouvelles places est en cela une réponse. Celle-ci se fera en deux temps : 1 500 places en avril 2018 et 1 500 en octobre 2018. 2 000 places viendront compléter le dispositif en 2019. Le parc existant va ainsi tripler. Il permettra notamment d' »améliorer la sortie des bénéficiaires d’une protection internationale les plus vulnérables des structures d’accueil pour demandeurs d’asile ». Le ministère de l’Intérieur a adressée aux préfets une information qui précise les modalités de publication des appels à projets.

Une attention portée à l’accueil des personnes isolées et âgées de moins de 25 ans

Les opérateurs pourront déposer leurs dossiers à partir du 11 décembre. Ils seront ensuite adressés au ministère de l’Intérieur au plus tard le 19 janvier 2018. Le coût de la place par personne reste fixé à 25 € par jour. Une attention particulière sera accordée aux projets :

  • accueillant des personnes isolées et des bénéficiaires âgés de moins de 25 ans pour lequel doit être prévu à budget constant des places assorties d’une allocation mensuelle le temps de bénéficier    d’un dispositif de droit commun qui est dédié (PACEA, Garantie-jeunes, etc.) ;
  • favorisant des dispositifs innovants permettant de prévenir les ruptures dans les parcours d’hébergement  et favorisant la transition vers un logement pérenne ;
  • permettant à des centres existants de mutualiser certaines prestations  et de rationaliser les coûts ;
  • permettant un caractère modulable des capacités d’hébergement.

Il est demandé aux préfets d’être attentifs à la répartition équilibrée des places d’hébergement pour demandeurs d’asile et réfugiés par régions.