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13 septembre 2018

Le déploiement des PCPE dans les territoires : retour sur la Journée de la DGCS

La Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) a organisé le 7 septembre une journée nationale dédiée aux pôles de compétences et de prestations externalisées (PCPE), en présence de Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge des personnes handicapées, d’usagers et d’une pluralité d’acteurs du secteur du handicap (représentants des ARS, MDPH et des établissements médico-sociaux). L’objectif de cette journée, au-delà des retours d’expériences issus de différentes régions, était de mettre en avant un outil issu d’une instruction nationale de la DGCS* dont la souplesse a permis une déclinaison régionalisée en fonction des particularismes locaux.

La création des PCPE s’inscrit dans la droite lignée des objectifs présentés dans le rapport Piveteau « Zéro sans solution » : répondre aux personnes en situation de handicap sans solution d’accompagnement ou présentant des risques de rupture de parcours. Pour ce faire et dans une logique inclusive, le PCPE a pour but de favoriser les synergies entre une multiplicité d’acteurs (professionnels de santé aussi bien salariés que libéraux, établissements et services sociaux et médico-sociaux, acteurs de l’Éducation nationale, de la culture, du loisir…) intervenant auprès des personnes en handicapées – quel que soit l’âge ou le type de handicap. L’atout majeur est de constituer un maillage territorial permettant de prévenir les ruptures de parcours. En ce sens, c’est un levier majeur de la transformation de l’offre.

Un dispositif souple et adaptable

On dénombre actuellement une centaine de PCPE sur l’ensemble du territoire. Leur caractéristique commune est de proposer un dispositif souple et adaptable aux réalités du terrain et aux spécificités des besoins des personnes accompagnées et de proposer des réponses rapides, souples et, en principe, temporaires, devant déboucher sur une orientation vers d’autres dispositifs. Les témoignages sont venus étayer cet aspect en présentant des modes de coopération et d’organisation diversifiés, avec des partenaires multiples.

Le financement des PCPE est assuré par des crédits issus du plan de prévention des départs en Belgique, du plan autisme et de crédits autour de la transformation de l’offre médico-sociale, abondés parfois par des ressources supplémentaires mobilisées par certaines ARS. Dans certaines régions, la mise en place des PCPE se construit à partir de la contractualisation entre une organisation gestionnaire et une association parentale.

Apporter une réponse ajustée aux situations complexes

Les PCPE existants ne doivent aucunement être appréhendés comme une offre de remplacement, mais bien se situer en complémentarité des réponses existantes et doivent permettre de répondre aux situations complexes. A cet égard, les témoignages sont venus illustrer l’importance d’intégrer pleinement les PCPE dans la logique de la Réponse accompagnée pour tous (RAPT), notamment dans le cadre de l’élaboration des plans d’accompagnement globaux et des réformes en cours pour valoriser la prestation de coordination (Serafin-PH).

A travers les différentes expériences présentées lors de la journée, il apparaît que les PCPE s’inscrivent dans une logique de dispositif et de plates-formes agrégeant plusieurs acteurs, avec la question sous-jacente de leur articulation avec les autres réponses institutionnelles. Ces synergies sont indispensables pour assurer une réponse pour tous, à chaque étape du parcours de vie, dans une perspective inclusive.

Pour aller plus loin

* Instruction n° DGCS/SD3B/2016/119 du 12 avril 2016.