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5 juillet 2018

Qualité de vie au travail : Agnès Buzyn installe un observatoire national

Un observatoire pour "prendre soin de ceux qui nous soignent", telle est l'ambition affirmée par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Elle souhaite, en effet, améliorer la qualité de vie au travail (QVT) en installant un observatoire national dédié. Ainsi, elle réaffirme l’importance de ces questions pour tous les professionnels de santé et médico-sociaux, qu’ils exercent en établissement, en ambulatoire ou au domicile.

L’observatoire national de la QVT aura une double mission :

  • produire des contributions opérationnelles permettant d’aider les professionnels à améliorer leur pratique en terme de qualité de vie au travail, tant à titre individuel que collectif ;
  • rassembler toutes les connaissances sur le sujet, de les partager et de les diffuser largement, notamment par l’organisation d’un colloque annuel.

Il s’agira d’un centre de ressources ayant vocation à recueillir et à capitaliser sur les données existantes en matière de QVT. Il diffusera également les sources d’information, les outils pratiques, les initiatives innovantes et probantes, nationales comme régionales.

Un observatoire composé d’experts en RH et conditions de travail

Le Pr Philippe Colombat, chef du pôle cancérologie-urologie du CHRU de Tours, présidera cet observatoire. Il est notamment réputé pour ses travaux sur le management participatif et la conduite du changement. Douze experts complètent son organisation, tous professionnels de santé ou universitaires reconnus pour leur engagement dans le champ des ressources humaines et des conditions de travail. De plus, leur expertise couvre l’ensemble des thèmes prioritaires de la QVT, parmi lesquels la sécurité des soins, les addictions, le secteur médico-social, l’attractivité des personnels, le management ou encore la formation.

Les douze experts

Philippe Colombat, chef du pôle cancérologie-urologie au CHRU de Tours ;

Bruno Bally, adjoint à la mission sécurité des patients de la Haute Autorité de santé ;

Matthieu Sibe, directeur adjoint de l’institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement à l’université de Bordeaux (Gironde) ;

Jean-Marc Soulat, président du collège des enseignants de médecine du travail, chef du pôle santé publique et médecine sociale au CHU Toulouse (Haute-Garonne) ;

Gladys Lutz, docteur en psychologie du travail à Paris ;

Alice Casagrande, directrice de la formation et de la vie associative à la Fehap ;

Éric Galam, responsable du diplôme inter-universitaire “Soigner les soignants”, professeur associé en médecine générale à l’université Paris-Diderot ;

Donata Marra, psychiatre ;

Katia Kostulski, professeur des universités en psychologie au Conservatoire national des arts et métiers ;

Loïck Roche, directeur général de l’École de management de Grenoble 4 (Isère) ;

Paula Cristofalo, sociologue, maître de conférence à l’École des hautes études en santé publique ;

Renaud Crespin, chargé de recherche au Centre national de recherche scientifique et au centre de sociologie des organisations de Sciences Po Paris.

Pour conduire ses missions, l’observatoire s’appuiera sur la DGOS, la DGCS et l’Anact.

Les thématiques prioritaires de réflexion et les modalités de fonctionnement des groupes de travail seront définies à la rentrée. Agnès Buzyn a indiqué sa volonté d’ouvrir les réflexions aux acteurs de terrain.

Dans un entretien avec Hospimedia, Philippe Colombat précise les missions de l’observatoire :

  1. “contribuer au développement de la connaissance” ;
  2. “conduire des recommandations opérationnelles” ;
  3. “organiser un colloque annuel, qui devrait se tenir fin 2019”.

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