À l’occasion de ce Comité, Katarina Ivanković Knežević (Directrice pour les droits sociaux et l’inclusion à la Commission européenne), qui était intervenue à la Mêlée Nexem, a présenté ce nouveau plan.
Alors qu’une personne sur cinq, en Europe comme en France, est encore exposée au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale et qu’un enfant sur quatre est concerné, la Commission souhaite renforcer l’action européenne vers un objectif d’éradication de la pauvreté à l’horizon 2050.
Cette stratégie repose sur trois axes qui intéressent directement les acteurs du secteur social et médico-social :
- Agir tout au long de la vie ;
- Répondre aux facteurs qui aggravent la pauvreté ;
- Renforcer la gouvernance et les financements.
Parmi les principales actions annoncées figurent le renforcement de la Garantie européenne pour l’enfance dès 2026, une future recommandation sur l’efficacité des prestations destinées aux enfants en 2027, ainsi qu’une recommandation européenne visant à prévenir et combattre la pauvreté au travail, notamment en ce qui concerne les personnes handicapées, en coopération avec les partenaires sociaux.
La Commission prévoit également, en 2027, une recommandation visant à simplifier et intégrer davantage l’accès aux services, une mise à jour du cadre européen de qualité des services sociaux ainsi qu’une nouvelle évaluation de l’accès aux services essentiels.
La question du logement occupe également une place importante, avec une proposition de recommandation du Conseil consacrée à la lutte contre l’exclusion liée au logement.
Enfin, la Commission souhaite renforcer l’implication des personnes concernées par la pauvreté dans l’élaboration des politiques publiques et encourager les États membres à se doter de stratégies anti-pauvreté coordonnées aux niveaux national, régional et local.
Pour aller plus loin
Consultez l'information publiée par la Représentation de la Commission européenne en France